Education·Humeur

Le Terrible Two, on en viendra tous à bout : constat et explications

Eh oui, ça y’est, j’en viens à parler de ce fameux « Terrible Two » dont je n’avais pas connaissance il y a quelques mois encore. Terrible Two ou la crise des 2 ans. Crise qui peut commencer bien avant les 2 ans et se terminer bien après. Plus c’est long, plus c’est bon. Ah, ça ne marche pas pour tout ? Autant pour moi 😉

Avant de vous dévoiler mes p’tites astuces testées et souvent approuvées au cours de ces derniers mois (ce sera pour ces prochains jours !), revenons d’abord sur cette crise.

Le Terrible Two
ou la crise des 2 ans,
c’est quoi ?

Eh bien c’est un épisode, une phase d’opposition qui intervient dans la vie de nombreux enfants.
« Ah non, mon enfant n’a jamais fait ce genre de crises. » Si vous êtes ce genre de parents, sachez qu’on vous déteste 🙂 Vous êtes drôlement chanceux, en fait.

A l’approche des 2 ans, l’enfant s’affirme, il parvient à faire beaucoup de choses par lui-même mais pas toutes, le langage se met en place mais il n’est pas parfait… Il se rend compte qu’il peut faire des choix mais pas tous. Il veut prendre ses propres décisions mais ses parents en prennent toujours à sa place…
La frustration engendre alors des crises. Crises de pleurs, crises de colère…
Le cerveau de l’enfant est encore immature, il n’y a pas de degré dans ses émotions.

Non, non, noooooon !

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©Unsplash

Le « non » est souvent la 1ère étape. L’enfant dit « non » à toutes les questions. Parfois même avant d’avoir entendu la question.
Et il dit « non » davantage encore à sa figure d’attachement. « A sa quoi ? » Sa FIGURE D’ATTACHEMENT. Qui est souvent la Maman. Fuck. Mais c’est comme ça. Il s’agit de la personne avec qui l’enfant passe le plus de temps. Donc ça peut aussi être le Papa, cela dépend du schéma familial. Avec cette personne-là, il se lâche complètement. Pas pour faire chier l’embêter. Simplement parce qu’il a totalement confiance en elle. Il peut confier toutes ses émotions, y compris et surtout celles qui sont excessives.

Mes parents adorent quand Martin dit « non ». C’est vrai, c’est tellement drôle ^^
« Tu aimes bien Papy ?
– Oui
– Tu aimes bien Mamie ?
– Non. »
Et ils rigolent. Haha, quelle bonne blague hein ! Mais il paraît que les grands-parents ont tous les droits 😉

Les autres étapes…

Alors là, c’est bien moins drôle. Et tiens, quand ça arrive, Papy et Mamie rigolent moins tout de suite !

1. L’enfant a la capacité de se transformer en guimauve

Tu veux le mettre dans son siège-auto, tu veux lui changer sa couche, tu veux lui faire quitter le rayon d’un magasin… Et l’enfant devient tout mou et glissant. Et il pleure, of course !

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©Flickr

2. L’enfant a une vocation de cascadeur

Il se jette à terre, se roule… En même temps, quelle idée de lui mettre de l’eau dans son gobelet orange qu’il prend d’habitude alors que là, il voulait le vert ?
Ou encore (scène datant de dimanche soir) : pourquoi lui roules-tu sa crêpe alors qu’il voulait que tu lui coupes ? (En temps normal, il la mange roulée sa crêpe, évidemment).
Martin a repoussé son assiette mais pas longtemps. Faut pas déconner, il est question de crêpe quand même !

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©Flickr

3. L’enfant se vexe pour rien

Il se voit offrir par exemple un super ballon de baudruche, qu’il te demande de gonfler. Ce à quoi tu t’exécutes. Mais finalement, non, il ne veut plus que le ballon soit gonflé. Trop tard, le nœud est fait. Il ne veut plus de son ballon et il boude dans son coin.

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©Unsplash

4. L’enfant n’aime pas les promesses en l’air

Impossible désormais de prendre la tangente en tentant un « oui, tout à l’heure« .
Il n’oubliera pas, n’y pensez même pas. Vous lui avez promis du melon, une sortie aux jeux ou de lui mettre ses chaussons bleus ? Tenez votre promesse.
Sinon vous aurez droit aux étapes 1, 2 et 3. Ensemble.

5. L’enfant a des obsessions

« Il est où ?« . Phrase répétée au moins 150 fois par jour. C’est valable pour Papa, pour le Doudou, pour le chat des voisins… A toi de trouver la bonne réponse. A répéter 150 fois, évidemment.
Idem pour une activité. Samedi, nous avons visité une école (nous en reparlerons). Et l’Atsem chargée de la visite a montré notamment la salle de motricité, pour faire du sport. Et pour je ne sais quelle raison, Martin a répété « veux faire du SPORT ! » une bonne dizaine de fois durant la suite de la visite… J’ai trouvé une parade, on en reparlera plus tard. Les autres parents eux souriaient…
Ces tocs sont plus gênants lorsqu’il s’agit d’interdits.

6. L’enfant a des besoins vitaux

Bizarrement, les besoins vitaux ne sont pas les mêmes selon l’enfant ou ses parents.
Changer une couche prête à déborder, prendre un bain, mettre son manteau quand il fait moins 15… Tout ça peut attendre. Alors que manger du chocolat est une urgence ! « MAINTENAAAAANNNNT ! »

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7. L’enfant est indépendant

Il sait éplucher sa clémentine tout seul, ok ? Bon, ladite clémentine se retrouve trouée davantage qu’épluchée. L’enfant aura mis 15 minutes à commettre ce carnage pour finalement refiler sa clémentine à sa mère ou son chien.
Tout comme il sait mettre son manteau tout seul. Il se retrouve avec la capuche sur le derrière, n’empêche qu’il l’a mis TOUT SEUL.

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8. L’enfant a des avis contradictoires

Tu lui proposes son assiette préférée avec son repas préférée et là, l’enfant te sort un « Non ! Aime pas !
– Tu ne veux pas de poisson ni de brocolis ? C’est ton plat préféré !
– NON ! AIME PAS ! »
Ou encore, lors de la visite d’école samedi. Martin était en mode pot-de-colle, effrayé par l’inconnu. Après quelques minutes à observer la classe de PS, il a jeté son dévolu sur la cuisinière. Sauf qu’à un moment, il faut partir.
« Non ! Veux rester à l’école ! PAS PAPA ! PAS MAMAN ! »
Je n’ai pas le droit à grand chose en ce moment si on l’écoute bien. Je vous expliquerai demain comment je retourne la situation 😉

9. L’enfant est épuisé mais il ne veut pas dormir

Il rigole pour rien, pleure pour rien… Bref, c’est la fin de la journée, il est épuisé mais… ne veut pas aller se coucher ! C’est tellement mieux de sauter sur le lit, demander un dernier verre d’eau et de se cacher (en se marrant !) sous la couette plutôt que d’avoir un bisou.

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10. L’enfant est possessif

Il aime ses parents et le fait savoir. C’est « SON » papa, « SA » Maman.
« Moi Bébé d’amour de Papa. Et Maman. Et Haéboy. Et Minnie« .
Il veut des câlins, aime les papouilles. Il est entier dans ses réactions et ses émotions et c’est aussi le bon côté des choses ❤

J’oublie sans doute certaines phases et je précise que les exemples donnés ici, où je cite Martin, n’ont jamais été suivis d’une crise de pleurs. A chaque fois, j’ai réussi à désamorcer la situation. Je tenterais de vous donner mes astuces ces prochains jours. Je ne vais pas dire que c’est une réussite à 100 % mais les crises de pleurs sont rares.

Et chez vous, vous avez (eu) droit à la crise des 2 ans ? 
Ça se manifeste de quelle(s) manière(s) ?

 

 

 

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31 réflexions au sujet de « Le Terrible Two, on en viendra tous à bout : constat et explications »

  1. Ton article résonne bien fort dans ma tête. Depuis les 18 mois de ma Louloutte (elle a deux ans aujourd’hui), on navigue joyeusement dans le bateau du Terrible Two. Franchement, je trouve ça usant au quotidien. Gérer une crise de temps en temps ne me gêne pas. C’est la répétition de ces dites crises qui me font perdre le souffle. J’ai tellement hâte que ça se termine !

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  2. Mais évidemment ! Micro a eu 2 ans fin novembre, autant dire qu’on est en plein dedans ! Et c’est marrant, ils ont la même urgence vitale « to-to-laaaaa!!! »
    Mais comme c’est la troisième, on s’y attendait un peu plus. Et la stratégie de détournement d’attention reste encore assez efficace (sauf quand il s’agit de chocolat…)
    Ce qui m’énervait au plus haut point, et qui maintenant me passe au-dessus tant mes explications sont restées vaines, c’est la fameuse remarque -non sans pointe de satisfaction- de Belle-Maman avec son fameux « ah bah avec nous il/elle ne fait jamais ça ». Bah oui Mamie, la figure d’attachement c(‘est pas toi ! (mais ça rentre pas)

    Aimé par 2 personnes

  3. Je l’avoue, j’ai été tentée de lire cet article, et finalement je ne l’ai lu qu’en diagonale : mon cornichon n’a que 9 mois et ça fait peur, je ne veux pas être découragée à l’avance 😀 Mais bon courage à vous en tout cas !!

    Aimé par 2 personnes

    1. Il faut avant tout savoir que c’est NORMAL. Déjà, ça déculpabilise pas mal 😉 Et puis Martin nous a fait moins de 10 crises en 6 mois, ce n’est pas non plus un carnage. Chez certains, c’est 5-6 par jour… Là c’est plus compliqué. Mais l’article t’attend sagement 😉 A bientôt quand même j’espère !

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      1. Peut être elle a des crises disposition déjà mais aucune que je ne peux pas calmer. Qui vivra verra et si elle en fait une je prénd aussi ça fait parti de son développement (Le truc qu’on se dit pour se rassurer lol)

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  4. Évidemment que nous y avons eu droit! Cela dit Fripouille a maintenant 4,5 ans est ce que c’est vraiment terminé… Ha ha!! Je ne sais pas!
    Les parents qui prétendent ne pas avoir subit de terrible two, soit ils n’ont pas d’enfant soit ils sont amnésiques!! 😉

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  5. oups j’avais pas fini… désolée.
    Donc 2 ans début du terrible Two…mais à 3 ans et demi, c’est pas fini… il y a toujours des moments d’oppositions. Ce n’est pas tout le temps, ni tous les jours, mais par période. En ce moment, on est en retard tous les matins, parce qu’ il ne veut pas se brosser les dents, il veut le pantalon bleu et pas le rouge, et le t-shirt avant le slip… etc parfois avant 8h je suis déjà fatiguée parce que j’ai dû gérer 2-3 crises…malgré mes bonnes intentions et mon souhait d’être dans une éducation bienveillante, je ne suis pas toujours aussi patiente que je le voudrais… ça dure quelques jours et ça s’arrête subitement… et ça revient sans prévenir…! mais comme tu le dis, il y a des épisodes de colère à tous les âges. J’ai hâte de lire tes astuces! encore merci pour ce partage!

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  6. Avec Marius on baigne dedans ! Avec mon aîné Arthur la crise avait été vite maîtrisée car plus de temps plus de disponibilités. Marius a trouvé la faille. Le « non » c’est le maître mot mais je n’en tiens pas compte ou alors quand je joue le jeu et la parade c’est : « bon ben tant pis ! ». Et comme par magie le non devient oui. Marius est relativement souple mais je suis confrontée à un problème majeur: le coucher! Interminable, éprouvant et parfois même absurde ! Le rituel du soir ne suffit pas ! Il veut que je reste ou il veut sortir. Si je sors il hurle. Je le rassure il hurle. Je me fâche il hurle. La seule chose qui se montre efficace: la grosse voix autoritaire de papa. Quelle frustration pour moi qui est passé un CAP petite enfance de ne pas arriver à trouver la solution et surtout quelle échec lorsque je constate que j’ai perdu mon sang froid d’épuisement! Me sens toute bête ! Autrement je le confesse je le trouve trop craquant quand il me fait ces petits « oh nonnnnn…  » avec sa bouche en O et ses yeux plissés. Mais chuuuuuut il ne doit pas le savoir !

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    1. Même parade ici pour le non.
      Quant à l’autorité du Papa pour le coucher, je crois que c’est très souvent efficace malheureusement. Et là, on plaint grave les mamans solos hein ?!
      Merci beaucoup pour ton témoignage et surtout bon courage !
      PS : ce matin, nouveau billet sur mes astuces pour lutter contre le Terrible Two…

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  7. Je pleurs de rire! C’est tellement vrai et tellement bien écrit.
    Je me rappelle très bien du « terrible two » de mon grand et j’appréhende déjà celui de ma plus jeune qui promet de grand moment de solitudes pour ses parents.

    Aimé par 1 personne

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